POINT SUR LES DEMANDES DE TELETRAVAIL

(suite au renouvellement de l’accord en mai dernier à THALES Avionics)

En premier lieu, nous invitons les salariés concernés à nous adresser leurs remarques et remercions ceux qui, déjà nombreux, l’ont fait.

Ceci nous permettra de disposer d’une vision la plus exhaustive possible pour la réunion de la commission de suivi fixée au 23 septembre prochain.

Contexte :

La CFE-CGC a été la dernière organisation à signer cet accord ; elle a tenté en vain, jusqu’au bout, de l’améliorer. Mais face au refus d’une Direction frileuse, elle n’a pas été suivie par les autres organisations syndicales.

Constats:              Nous avions des craintes, elles se concrétisent.

Nous avons d’ores et déjà relevé les points suivants:

Des tentatives d’intimidation pour décourager les candidatures

Pour les candidatures déposées:

  • Des délais de réponses trop longs, voire des réponses non reçues (pour mémoire la date de dépôt des demandes était fixée au 30 juin 2015).
  • Trop de réponses verbales et non confirmées par écrit et, en cas de refus notifié par écrit, une absence d’arguments pertinents pour le motiver.
  • Des incohérences dans les décisions d’acceptation ou de refus qui pourraient s’expliquer par une mauvaise compréhension de l’accord de la part des décisionnaires ou une interprétation qui pourrait en fait venir de la volonté (ou non) personnelle des décideurs de ne pas favoriser le télétravail. (Nous avions pourtant l’engagement de la direction de veiller à ce que cela ne se produise pas).
  • Pour les demandes multiples dans un même service, des décisions plus dogmatiques que fondées et des faux besoins d’arbitrages.

Sur le processus de décisions :

  • Il y a eu des interventions « plutôt zélées » mais débordant des dispositions de l’accord.Le RRH apparaît parfois comme étant décisionnaire final, au mépris de l’avis du responsable opérationnel. Aussi, pour des situations identiques, il peut y avoir acceptation ou refus en fonction des organisations et selon les sites.
  • Faute de précisions dans l’accord, la direction semble pratiquer la politique des minima(alors que l’accord THAV est déjà moins disant que l’accord Groupe), mais de manière plus au moins marquée, selon les sites.

  En conclusion:

  • A ce stade nous craignons que les refus soient en nombre important (ils pourraient au final être plus importants que lors de la mise en place du précédent accord !).
  • Cela serait d’autant plus surprenant que la direction a elle-même conclu que l’accord précédent avait été un vrai succès et que chacun y avait trouvé son compte :
  • l’entreprise dans la qualité du travail accompli en télétravail,
  • le salarié quant à l’amélioration de ses conditions de travail,
  • et nous tous pour la réduction de l’émission de gaz à effet de serre.

Nous ne demandons qu’à être convaincus du contraire par la direction et attendons avec impatience les résultats dont elle dispose depuis près de 2 mois.

Sachez que nous allons contester toutes les décisions de refus anormales. Par ailleurs, des indices nous font penser que certaines demandes n’ont pas été formulées officiellement car découragées verbalement en amont – si c’est votre cas, faites en nous part (anonymat garanti).

Parfois on pourrait se demander si la direction n’agit pas comme si l’acceptation d’une demande de télétravail est une sorte de cadeau fait au salarié ou peut-être au contraire une forme de règlement de comptes. Faudra-t-il choisir demain entre télétravail ou augmentation salariale ?….. 

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